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Bavière black out ?

mercredi 3 juin 2015,

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Nous demandons un concours d’architecture pour le site et la bibliothèque de Bavière.

Projet présenté par la Province de Liège.

Avec la confirmation de l’enveloppe octroyée par le FEDER à la Province de Liège pour la réalisation d’un « pôle créatif » sur le site de Bavière, ce que l’on redoutait à l’automne dernier est en passe de devenir réalité : l’investissement culturel de la décennie à Liège (plus de 30 millions d’euros) sera réalisé sans qu’aucune mise en débat de projets d’architecture ne soit organisée.

Un programme aussi significatif que celui-ci — la plus importante bibliothèque non universitaire de Wallonie et la future Maison de la création de Liège — qui met en son cœur les enjeux d’« innovation » ou de « créativité » ne peut se dispenser d’un réel questionnement sur l’architecture. En faire l’économie nous apparaît comme impensable, alors que c’est notamment au départ de projets culturels, résultats de concours, que l’architecture contemporaine a retrouvé sa crédibilité à Liège et que l’image de la ville a gagné en visibilité.

Que l’on regarde par ailleurs les projets similaires en Belgique et à l’étranger, de petites ou grandes échelles, ils sont le fruit de compétitions d’architecture, croisant les multiples enjeux sous-jacents à la construction d’une bibliothèque-médiathèque (carrefours des mondes imprimés/numériques, de lecture publique, d’accessibilité, de cohésion sociale, etc.) afin d’en réinventer le modèle : ainsi en est-il en Belgique de l’impressionnante nouvelle bibliothèque et pôle culturel de Gand (Waalse Krook) et de nombreux projets récents réalisés à l’étranger.

Le questionnement architectural et urbanistique, c’est aussi et d’abord à l’échelle de tout le site de Bavière — la plus grande friche du cœur de ville (4 hectares) — qu’il devrait être posé et non à celle de ce seul « pôle créatif ». Que la Province de Liège ait pris option de façon très précise sur la forme et la localisation de son nouveau bâtiment alors qu’on ignore tout de la manière dont le site sera urbanisé dans son entièreté nous semble une façon de procéder particulièrement périlleuse. Rappelons que c’est ici qu’en 2006, une équipe avait été désignée à l’unanimité lauréate d’une consultation internationale organisée par la Ville de Liège pour urbaniser ce site, un projet qui a entre-temps capoté. Depuis lors, les ambitions initiales, réelles, qu’elles soient urbanistiques, architecturales, paysagères — peut-on espérer un parc public dans le nouveau projet ? — ou patrimoniales — la « dentisterie », petite perle des années ’30, est plus menacée que jamais — semblent avoir été balayées : Bavière black out ?

Il faut rappeler ici l’importance du rôle de la maîtrise d’ouvrage publique, trop souvent sous-estimé ou méconnu par beaucoup de responsables politiques. L’expérience montre en effet que, quelle que soit leur échelle, la réussite des projets d’architecture se construit sur un dialogue intense entre, d’une part, une maîtrise d’ouvrage définissant une ambition, une programmation et un marché public adéquat, et, d’autre part, une équipe architecturale multidisciplinaire (architectes, bureaux d’études, paysagiste, designer, artistes, etc.) à qui il revient de donner une forme à cette ambition et de la situer dans l’espace. C’est avant tout ce processus qui définit le degré d’« innovation » et de « créativité » de l’architecture publique. Et il est impossible d’y parvenir sans des services publics forts et compétents — leur rôle est essentiel ; notre propos ne consiste nullement à les minimiser ou à les dévaloriser — mais nous avons aussi besoin d’équipes indépendantes, capables de proposer des options singulières, risquées et d’en défendre la pertinence dans le cadre des procédures de sélection.

Nous appelons dès lors les autorités provinciales et communales liégeoises, l’opérateur privé qui joue un rôle d’ensemblier sur le site de Bavière et les autres acteurs pressentis pour participer à son urbanisation à mettre rapidement en œuvre un concours d’architecture sur l’ensemble du site et pour le « pôle créatif » provincial, de façon à ce que le délai imparti pour la liquidation des subsides du FEDER (fin 2020) puissent être respecté, ce qui est tout à fait possible si la décision est prise dans les mois à venir.

Cette exigence de confrontation des points de vue, nous appelons aussi la Ville de Liège à la pratiquer dans les autres projets retenus récemment par le FEDER : la rénovation de la Cité administrative — bâtiment emblématique des Sixties à Liège — et la construction des nouvelles halles d’exposition (et plus largement l’urbanisation du site de la plaine de Bressoux dans son ensemble).

Nous appelons enfin à ce que l’octroi futur des fonds européens pour des projets d’infrastructure tienne plus et mieux compte à l’avenir de la dimension architecturale et urbanistique des projets proposés et, plus largement, donne une réelle place aux enjeux de la création.

Mathilde Collin, présidente de l’asbl urbAgora / Joseph Abram, professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Nancy / Alexandre Albert, architecte / Bruno Albert, architecte / Nicolas Ancion, écrivain / Maud André, architecte / Arlette Baumans et Bernard Deffet, architectes / Véronique Beauvois, Ir. civil, maître de conférences à l’ULg / Aloys Beguin, architecte et enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg / Jean-Didier Bergilez, architecte, enseignant à la faculté d’architecture de l’ULB / Caroline Bolle, architecte, enseignante à l’UCL et à la KULeuven / Nicolas Bomal, photographe / Olivier Bourez, architecte (Matador), professeur LOCI-UCL / Catherine Boveroux Piscart, architecte / Géraldine Brausch, collaboratrice de l’ULg, philosophie morale et politique / Julien Broers, architecte / Florence Caeymaex, philosophie politique, FNRS-ULg / Grégory César, directeur adjoint Inver invest / Pierre Chabard, architecte, historien et critique d’architecture / Cécile Chanvillard, Ir. Architecte, enseignante à la faculté d’architecture de l’UCL / Jacques Charlier, artiste / Sébastien Charlier, historien, service d’histoire de l’art et archéologie de l’époque contemporaine, ULg / Maurizio Cohen, architecte, enseignant aux facultés d’architecture de l’ULg et de l’ULB / Patrick Corillon, plasticien / Benjamin Coste, architecte / Fabienne Courtejoie, architecte, enseignante à la faculté d’architecture de l’ULg / Emmanuel d’Autreppe, éditeur, enseignant / Anne-Sophie Daout, responsable des archives et de la bibliothèque d’architecture de l’ULB / Sophie Dawance, architecte et urbaniste, enseignante à la faculté d’architecture de l’ULg / Alain De Clerck, sculpteur / Quentin De Coster, designer / Michel De Visscher, Ir. architecte / Olivier De Wispelaere, Ir architecte / Pierre De Wit, architecte / Patrick Deboutez, architecte / Thierry Decuypere, architecte (V+), enseignant à la faculté d’architecture de l’ULB / Erwin Dejasse, chercheur en bande dessinée ULg / Maarten Delbeke, professeur Université de Gand / Eléonore Delecour et Laurence Nélis, architectes (Lorigami) / Thierry Delleuze, architecte / Daniel Delgoffe, architecte et enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg / Yves Delincé, architecte et enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg / Audrey Denoël, architecte / Vinciane Despret, philosophe / Daniel Dethier, Ir. architecte et professeur à l’ULB / Jean-Marie Dethier, architecte / Jacques Dubois, professeur émérite de l’ULg / Robert Dewuffel-Dessart, directeur en retraite de l’Awex / Jean-Patrick Duchesne, professeur ordinaire à l’ULg / Martin Dumont, architecte et urbaniste, enseignant aux Faculté d’architecture de l’UGent et de l’ULg / Daniel Dutrieux, artiste plasticien / Jean Englebert, Ir. architecte, professeur émérite de l’ULg / Olivier Fourneau, architecte, enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg / Pierre Frankignoulle, historien et enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg / Marina Frisena, architecte et enseignante à la faculté d’architecture de l’ULg / Mario Garzaniti, architecte et enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg / Jean-Louis Genard, vice-doyen à la recherche de la faculté d’architecture de l’ULB / Maarten Gielen, membre fondateur du collectif Rotor / Jean Glibert, artiste / Gaëtan Grenier, architecte / Tanguy Habrand, ULg, Les Impressions Nouvelles / Maud Hagelstein, ULg, département de philosophie / Carl Havelange, maître de recherche FNRS, enseignant à la faculté de Philosophie & Lettres de l’ULg / Pierre Hebbelinck, architecte et éditeur / William Henne, cinéaste / Damien Henry, architecte / Jean-Marie Hermand, administrateur délégué des Grignoux / Gil Honoré, Ir. architecte et enseignant à la faculté d’architecture de l’ULB / Caroline Huart, pour l’ASBL JauneOrange / Jean-Pierre Husquinet, artiste plasticien et professeur à l’Ecole d’art et de Design de Valenciennes / Laurent Jacob, directeur Espace 251 Nord / Nicolas Jacques, architecte / Pierre Jeghers et Georges Lonneux, Naos-Atelier / Laurence Jenard, directrice A+ Architecture in Belgium / Frédéric Jennes, architecte et urbaniste / Guillaume Joachim, chercheur à la faculté d’architecture de l’ULg / Martine Labeye, présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes / Georges-Eric Lantair, architecte et enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg / Sébastien Lamalle, architecte / Thierry Lambert, Conseiller à la cour d’appel de Liège / Caroline Lamarche, écrivain / Gérald Ledent, chargé de cours invité UCL-LOCI / Isabelle Ledoux, asbl palais de Charles Quint / Pascal Leclercq, écrivain / Géry Leloutre, architecte et urbaniste, enseignant à la Faculté d’architecture de l’ULB / Philippe Lemahieu, Louise-Marie Lemahieu et Nicolas Javaux, libraires / Michel Leonardi, plasticien / Gwennaelle Libert, productrice exécutive Versus Production / Cédric Libert, architecte et enseignant à l’ENSA-Versailles / Elisabeth Lignian, architecte / Eric Lion, architecte / Robert Locht, professeur ULg / Nicolas Lother, architecte / Xavier Löwenthal, La Cinquième Couche éditions / Luc Mabille, architecte, enseignant à la faculté d’architecture de l’ULg et à l’Esa Beaux-arts St Luc / Alain Malherbe, historien de l’art et urbaniste, chercheur au CREAT, enseignant à l’Institut Supérieur d’Urbanisme et de Rénovation Urbaine / Philippe Marczewski, libraire / Brigitte Massart, architecte / Olivier Mathieu, architecte / Marc Mawet, architecte et professeur à l’ULB / Vincent Melon, pour l’association des commerçants Puits-en-Sock et Outremeuse / Carlo Menon, architecte et chercheur / Ralph Meyer, auteur de bande dessinée / Edith Micha, Université de Liège, Galerie Wittert / Laurent Mistiaen, architecte / Edith Monseu, architecte / Olivier Palgen, architecte / Maxime Partoune, architecte / Delphine Péters et Andrea Tenuta, architectes (Binario architecture) / Marie Pirard, architecte / Marie-Françoise Plissart, photographe / Gérald Purnelle, professeur à l’ULg / Stéphanie Reynders, musée en plein air du Sart-Tilman / Alain Richard, architecte / Aarnoud Rommens, chercheur à l’ULg / Jean-François Salée, architecte / Nicolas Sacré, directeur postproduction Versus Production / Denis Simonis, architecte / Robert Stéphane, président fondateur Vidéographies / Jean Stillemans, doyen de la faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme de l’UCL / Jérôme Tellin, directeur financier Versus Production / Céline Van Impe, architecte / Guillaume Vanneste, Ir. architecte et enseignant à la faculté d’architecture UCL-LOCI / Marie-Thérèse Vercheval, présidente honoraire de la Société libre d’Emulation, co-initiatrice d’Architexto / Angel Vergara, artiste / Adrien Verschuere, architecte, enseignant à l’UCL / Nadia Vilenne, directrice de la galerie Nadja Vilenne / Bernard Villers, artiste peintre / Olivier Wallerand, architecte / David Walrave, architecte / Yves Weinand, architecte, professeur associé à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne / Léon Wuidar, peintre.

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9 messages

C’est foutu ?
posté le 28 septembre 2015 par Thomas K

Paul-Emile Mottard, dans sa présentation des travaux culturels de la Province, est revenu longuement sur la future bibliothèque à Bavière. De bonnes intentions (espaces de lecture et de travail adaptés et larges, travail avec le public et les associations locales pour la définition du projet), des options qui me rendent dubitatif (un espace numérique à l’ère des smartphones, c’est pertinent ?), et surtout, un non catégorique pour le concours d’architecture. Raison invoquée : le budget, bien entendu. Le projet sera fait en interne, par les services de la Province. Alors, un concours d’architecture pour la bibliothèque, c’est foutu ?


Pas de concours d’architecture pour des raisons budgétaires
posté le 28 septembre 2015 par Sylvie

C’est officiel il n’y aura pas de concours d’architecture selon Paul-Emile Mottard. Gros bémol selon moi de la nouvelle bibliothèque : "L’essentiel des collections sera dans une réserve à Grâce-Hollogne qui alimentera chaque jour la cinquantaine de bibliothèques du réseau provincial Aleph". Donc moins de rayons et les réserves seront à plusieurs km de là... Donc lorsqu’on voudra un document des réserves on devra attendre un jour au lieu des 30 min actuelles... j’appelle pas vraiment ça du progrès moi...


Bavière black out ?
posté le 1er juillet 2015 par Jean-Lou

Pour compléter mon précédent commentaire, je me dois de préciser (et c’est là un critère en lui-même suffisant pour justifier un déménagement !), le bâtiment actuel est une véritable bombe à retardement tant l’amiante est partout présente !


Bavière black out ?
posté le 18 juin 2015 par Jean-Lou

Je lis que l’emplacement actuel des Chiroux est parfait. C’est votre avis à vous et je le respecte. Il est vrai que son emplacement central offre un gros avantage : celui d’être central ! ... Mais pour avoir très bien connu l’envers du décors il y a quelques années et y avoir encore des contacts, il "offre"’ aussi énormément d’inconvénients.

Sachez d’abord que ce futur projet n’est possible QUE et UNIQUEMENT parce que des fonds importants ont été alloués par le FEDER ! Et que pour une rénovation à l’emplacement actuel ou même un nouveau bâtiment dans l’hyper centre, ces fonds n’auraient légalement jamais pu été attribués ! En effet les fonds FEDER ont notamment pour objectif de développer et redynamiser des quartiers délaissés en y proposant des grands projets tels que celui-là. Et ni l’emplacement actuel de la bibliothèque ni un autre dans l’hyper centre de Liège ne répondent à ces critères d’attribution. Le quartier de Bavière oui.

Et qu’en pensent d’autres usagers ? Qu’en pense le personnel concerné ? Et qui peut se prononcer avoir d’avoir vu le projet détaillé ?

Savez-vous par exemple que le bâtiment n’a jamais été construit avec l’idée d’être une bibliothèque mais un ... parking ?!... Q’en plus d’être particulièrement énergivore, le bâtiment actuel est dans un état pitoyable ? (il a près de 50 ans je pense). Que faute d’espace, la bibliothèque ne peut plus étendre ses collections ? Que toujours faute de place, le personnel s’entasse parfois à 10-12 dans des bureaux prévus pour 4 ? Qu’encore faute de place, il n’y a ni cafétaria, ni sanitaires décents, ni espace d’accueil, ni salle de spectacle ou de conférence, ... et que le bâtiment est mal adapté aux personnes à mobilité réduite ! Qu’enfin il est impossible de venir ou même de s’approcher de la bibliothèque en voiture faute de parking aux alentours.

Le futur projet, qu’il soit réalisé sur base d’un concours ou directement par les architectes de la Province sera de toute façon un plus tant pour les usagers que pour le personnel.
Bien à vous


Bavière black out ?
posté le 16 juin 2015

Primo, le site est mal choisi et beaucoup trop marginal en matière de fréquentation et d’accessibilité.
L’emplacement des Chiroux était parfait, il ne fallait pas l’abandonner.
Secundo, nous aurons sans doute droit à un projet aussi peu inspiré que les annexes dépassantes de l’Emulation ou que le Centre de Design de la rue Paradis : un agencement de caisses difformes ou tronquées, sans style pour ne pas dire sans âme, sans respect des alignements ou gabarits, reposant sur quelques béquilles improvisées à la mode, au mépris du sens constructif le plus élémentaire qui fonde l’architecture. C’est du grand n’importe quoi !
Désolé d’être déçu d’avance.


Bavière black out ?
posté le 10 juin 2015 par Max

Un tel concours est probablement une bonne chose en effet.
Le profane que je suis dans le domaine se pose cependant quelques questions, à savoir :
- quid des délais de construction (les fonds FEDER doivent être obligatoirement dépensés dans les 5 ans) quand on sait qu’un concours peut retarder un tel projet de 1 à 2 ans ?
- quid du coût supplémentaire pour l’organisation d’un tel concours ?
- quid du respect du budget, de cette enveloppe fermée quand on sait qu’il y a souvent des dépassements de coût (cf gare Calatrava) ?
- qui des architectes de l’institution provinciale qui pourraient voir dans un tel concours une remise en cause de leurs compétences ?
Merci de vos retours.


Bavière black out ?
posté le 9 juin 2015 par Louis Maraite

Totalement d’accord.


Bavière black out ?
posté le 5 juin 2015 par Frédéric

Bonjour à tous et vous remercie d’agir pour plus de transparence dans l’attribution des projets d’architecture à Liège.
Un concours d’architecture est en effet plus que nécessaire pour ce site qui dynamisera tout Outremeuse (et au-delà). Ma réaction ici concerne surtout le processus de sélection du projet lauréat (après la décision d’organiser un concours) qui, à Liège, est toujours très flou (volontairement ???).
Je prends pour exemple le projet Befimmo (et il y en a beaucoup d’autres) le long de l’esplanade des Guillemins qui vient d’être récemment octroyé… aux mêmes architectes que la tour voisine, encore, et dont on peut questionner la qualité architecturale et la proximité avec certains membres de cette société privée. Habitant le quartier, j’avais pourtant contacté de nombreux bureaux d’architectes tant belges qu’internationaux (MVRDV notamment). Ceux-ci s’étaient tous montrés très intéressés. Résultat lors de l’annonce du lauréat pour ce projet ? On retrouve le même architecte sélectionné et le nom des autres participants n’est même pas communiqué publiquement, et encore moins des images de leurs projets ! En connaissant l’historique du projet (octroi du permis d’urbanisme pour la tour si un concours était organisé pour cet espace avec une entreprise qui a attendu bien longtemps que le ministre qui avait obligé ce concours ne soit plus réélu pour annoncer le projet gagnant...), on se dit qu’organiser un concours c’est bien, mais qu’il s’agit surtout d’être le plus transparent possible et de ne pas assister à des jeux « entre amis ».
S’il y a organisation d’un concours pour Bavière, il faudrait ENFIN que tous les projets participants soient connus et montrés. La composition des membres du jury doit aussi être connue pour plus de crédibilité. Il devrait aussi être envisageable de laisser voter les habitants comme pour ce projet aux Pays-Bas http://www.designboom.com/architecture/theater-aan-de-parade-s-hertogenbosch-netherlands-unstudio-ector-hoogstad-public-vote-06-04-2015/ , au moins pour une partie suffisante des points du concours. Une page web réalisée par la ville pour chaque nouveau concours avec nom des participants + images de leurs projets devrait aussi être accessible au public.
Enfin, et s’il n’était pas possible d’organiser un nouveau concours, pourquoi ne pas proposer de conserver le plan d’Anorak qui avait de très grandes qualités (organisation, nombreuses connexions à l’environnement existant, mixité, espaces verts, plan d’eau,…) ?
Cordialement,
Frédéric


concours d’architecture ? Pas seulement...
posté le 5 juin 2015 par Thomask

+ 1 ! Mais je ne suis pas une "personnalité" ;-)
Sans blague, même si je suis a priori pour un maintien de la bibliothèque à l’emplacement des Chiroux, mais avec une refonte en profondeur de tous les bâtiments du complexe (avec piétonisation, etc., voir pour exemple lointain la bibliothèque de Vancouver http://en.wikipedia.org/wiki/Vancouver_Public_Library), si la décision est prise de délocaliser vers Bavière, il faut le faire avec une grande intention de base !
Un concours d’architecture donc, pour l’ensemble du site, trois fois oui, mais aussi peut-être un concours "d’intention générale de la bibliothèque". Je ne crois pas qu’il faut juste déménager pouf la bibliothèque existante dans un nouveau bâtiment : il faut la repenser entièrement, dans son fonctionnement et ses missions. Cela ne veut pas dire que la biblio actuelle fonctionne mal, mais nous avons là l’opportunité de lui faire franchir un bond de géant !


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